L'école fut construite à l'entrée du village sur le bord de la D117. Elle abritait l'école des garçons et des filles.
Une institutrice, bien appréciée de tous, Mme Vidal y pratiqua son métier de 1945 à 1957. La dernière institutrice en date fut Mme Bouteiller Jeannine. L'école de Ségonzac a fermé ses portes en 1964.
Comme le café faisait également épicerie, les ménagères venaient y faire leurs courses et surveillaient du coin de l'œil leurs maris. Le téléphone privatif n'étant alors que peu répandu, c'est au café que se tenait la cabine téléphonique publique. Le téléphone y fut installé en 1942/43.Le patron Mr Armand y tenait également son atelier de cordonnier, dans une pièce jouxtant le café. Ce café ferma ses portes en 1970 mais la licence resta au village jusqu'en 1980. Bien plus qu'un simple lieu de rencontre, le café du village était le centre vital où se réglaient les problèmes, où tout se passait, c'était un lieu de vie.
Les habitants de Ségonzac s'y retrouvaient le dimanche après midi pour y taper la belote ou pour y discuter autour d'un verre, le soir, après la journée de travail. On y parlait beaucoup des travaux des champs.Le café faisait également restaurant et les ouvriers agricoles des alentours venaient y prendre leurs repas.
Aujourd'hui ne sont célébrés que les enterrements sous les bons offices de l'abbé de Vabres l’abbaye.
Mr Gantou Marin (1914-2010) fut le dernier sonneur de cloches.
L’église est régulièrement entretenue par les paroissiens et le clocher a été rénové début 2006. Son dernier curé fut l'abbé Augé (de 1936 à 1972) il donna sa dernière messe régulière en 1972. Par la suite des messes étaient dites une fois par mois, puis on y célébrait plus que les mariages, les baptêmes ou les enterrements.
Autrefois l'église, entourée de son cimetière était situé sur l’actuelle place du village, les travaux de 1980 l’on confirmé. L’église a été reconstruite en 1860 à l’emplacement que nous connaissons. C’est Mr Hillarion Carrière (1834-1873) qui en fut à l'origine. Le presbytère date de la même époque.Nous savons qu’en 1460 l'abbé Amans Barrière et en 1686 l'abbé Jean Boussaguier, y exerçaient leur sacerdoce, ce dernier fut enseveli dans le cœur de son église.
Les personnes qui n'avaient pas de puits venaient aussi, y faire leur provision d'eau. C'était, comme le café, un lieu de rendez-vous. Tombé en désuétude avec l'arrivée de "l'eau courante" (Qui l'est bien moins que la source ...), il ne servait plus que d'abreuvoirs à brebis jusqu'en 1982, date où a disparu le dernier troupeau du village, celui de Mr Daure.
La source qui alimente le lavoir et le village, se situe dans une petite grotte bâtie en pierre d'où jaillit l'eau bienfaitrice. On peut y accéder par un chemin à partir de la route RD 117, ou à travers champs. Le lavoir a été construit en 1905 et rénové en 1991. Il était, par excellence, le lieu de rassemblement et de discussion, des femmes du village. Elles venaient y laver et battre leur linge.
La mère Michel, qui dirigeait le couvent, est décédée en 1943. Elle est enterrée à l'entrée du cimetière de Segonzac.A sa fermeture, en 1943, quelques mois après le décès de la mère Michel, il ne restait plus que deux religieuses au couvent, Sœur Claude et sœur Rolande.
On ne connaît pas la date de construction du couvent mais l'on connaît le nom de la congrégation qui l’occupait : les sœurs de l'ordre de St Joseph de Cluny.
En 1825, le curé Lafont favorisa les vocations et envoya, en une seule fois 17 de ses paroissiennes au noviciat de St joseph de Cluny, à Segonzac. Il suivit d'ailleurs cette colonie lorsqu'elle fut envoyée évangélisée à l'étranger.
Ces fromages étaient ensuite collectés, une fois par semaine, par une charrette qui les emmenait aux caves de Roquefort. La laiterie a cessé son activité en 1957. A partir de cette date, les villageois apportèrent leur lait au Mas des Pomarèdes qui devint la nouvelle laiterie de Ségonzac.
Ce bâtiment a abrité la laiterie du village. Il était loué par les Caves de Roquefort Société. Celles-ci y entretenaient deux ouvrières qui fabriquaient les fromages avec le lait collecté dans le village (Environ 20 à 25 roqueforts par jour). Les ouvriers vivaient au 1er étage du bâtiment.
Autrefois appelé Séguntiaco, le village de Ségonzac est très ancien. On en trouve trace dans des documents à partir de l’an 875.
Plus précisément, dans une charte tirée du cartulaire de l'abbaye de Vabres (N°14) on y trouve une donation faite par le Comte de Rouergue Ermengaud et son épouse la comtesse Adelais, de la cour de Ségonzac. Ces derniers léguaient à l'abbaye, le village de Ségonzac, avec son église et ses dépendances, en juillet 935. Cela se passait sous le règne de Raoul, Roi de France (923-936), époque carolingienne. En 1116, le pape Pascal II prit sous sa protection l'abbaye de Vabres et lui confirma les donations faites, et nommément l'église de Notre Dame de Ségonzac.
En 1312, lors du partage des biens de l'abbaye, le prieuré et la seigneurie de Ségonzac seront attribués à l'abbé de Vabres et passèrent dans la mense épiscopale après l'érection de Vabres en évêché en 1317. En 1355, l'évêque de Vabres avait la basse et moyenne justice dans le lieu de Ségonzac.
En ce lieu, l'évêque possédait une tour, une prison et quelques maisons contiguës à la tour ainsi que 3 vignes, un pigeonnier, un jardin, et un droit de dîme de 12 deniers par feu. En 1673, Monseigneur Louis de Baradat évêque et comte de Vabres, est prieur et seigneur de la terre de Ségonzac, il y prélève la dîme. Il possède le bois de Castel bouc et le sol de l'ancienne tour, démolie au cours des guerres de religion.
Toutes ces indications sont tirées d'une étude réalisée par la Société Archéologique du Rougier et des Avant Causses.